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Jordan
KPANOU

Une affiche l’a intrigué. Elle a fini par devenir le début de sa carrière.

💼 Graphiste & imprimeur

FredSympoz · Imprimerie et menuiserie.

🎓 Design Graphique · Promo 2023

📍 Ave Dorothée Lima, Cotonou, Bénin

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Portrait de Jordan KPANOU

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Son expérience à EIG

Il y a des vocations que l’on porte depuis l’enfance. Et puis il y a celles que l’on découvre presque par hasard, au détour d’une rue, d’une rencontre ou d’une simple curiosité.
Pour Jordan KPANOU, tout a commencé par une affiche.
À cette époque, Jordan venait tout juste d’obtenir son baccalauréat. Il traversait aussi une période particulièrement difficile après la perte récente de son père. Comme beaucoup de jeunes à ce moment charnière de leur vie, il cherchait encore sa voie. Il n’avait pas d’ambition professionnelle précisément définie, mais une certitude : il voulait exercer un métier qui lui permette d’être utile, d’avoir un impact positif et, à terme, de construire une vie confortable.
Puis, un jour, alors qu’il se déplaçait en zem à Cotonou, une immense affiche installée au niveau de l’échangeur de Godomey attire son regard.
Ce n’est pas le message qui le marque d’abord. C’est le visuel.
Il est impressionné par la qualité de la création et se demande même comment une telle image peut être réalisée. Il pense d’abord qu’il s’agit peut-être d’une peinture. Une fois rentré chez lui, sa curiosité le pousse à chercher. Il découvre alors des mots qu’il ne connaissait presque pas : graphisme, design graphique, panneaux publicitaires.
Et en poursuivant ses recherches sur les établissements qui formaient à ce métier au Bénin, il découvre l’EIG.
À ce moment-là, Jordan ne connaît pratiquement rien au graphisme. Il part de zéro. Mais il commence à entrevoir une possibilité : devenir, lui aussi, capable de créer ces visuels qui l’avaient fasciné.
« Mon plus grand défi était que je partais de zéro : je n'avais aucune expérience en graphisme, mais j'avais une grande envie d'apprendre et de progresser. »
Il choisit alors l’EIG, séduit notamment par son programme, mais aussi par les réalisations d’étudiants que l’école partage sur ses différents profils. Il y voit plus qu’une formation technique. Il a le sentiment qu’il pourrait y apprendre à créer, mais aussi à penser autrement.
Son parcours commence par deux semaines d’immersion, avant même le début des cours. Une expérience destinée à préparer les étudiants, à les aider à découvrir leur potentiel et à poser les bases de leur parcours.
Parmi les rencontres qui le marquent, celle de Joël Antime Sossa, expert en gouvernance d’entreprise et Directeur Général d’AJS Partner. Ses conseils, son parcours et sa vision poussent Jordan à croire davantage en son potentiel, même lorsque le chemin semble difficile.
Il se souvient aussi d’un film : À la recherche du bonheur, de Will Smith. Associé aux échanges vécus pendant cette période, il lui laisse une conviction qui l’accompagnera par la suite : atteindre ses objectifs demande de la persévérance, du travail et de la détermination.
Au fil de sa formation en graphisme, Jordan apprend les outils et les techniques du métier. Mais une autre leçon devient particulièrement importante dans sa manière de travailler : avant de créer, il faut réfléchir.
« Avant d’ouvrir un logiciel, il faut d’abord réfléchir. Comprendre le besoin, définir un objectif et penser au message à transmettre. »
Cette façon de concevoir le design, en partant du besoin et du message plutôt que du logiciel, continue aujourd’hui de guider son travail. Le sens du détail devient lui aussi une partie de sa méthode.
Mais une question demeure : après la formation, trouvera-t-il réellement sa place dans le monde professionnel ?
Cette inquiétude, Jordan l’avait déjà lorsqu’il entrait à l’EIG. Il voulait vivre de sa passion, mais avait peur de terminer sa formation sans trouver de travail.
La réponse arrivera par une initiative de l’école : le Salon de l’Emploi.
Pendant l’événement, Jordan rencontre plusieurs recruteurs et présente son profil. Il rentre chez lui avec de l’espoir. Puis les jours passent. Aucun appel.
Le doute commence à s’installer.
Sans stage, il sait qu’il ne pourra pas mettre en pratique ce qu’il a appris ni soutenir son mémoire de fin de formation. Il commence alors à se décourager.
Puis, alors qu’il s’y attend de moins en moins, son téléphone sonne.
On lui annonce qu’il a été retenu parmi plusieurs candidats pour effectuer son stage chez FredSympoz, une grande imprimerie. Et il doit commencer dès le lendemain, à 8 heures.
Sa réponse fuse :
« Oui, je suis partant… »
Il raccroche. Puis réalise qu’il a oublié de demander où se trouve l’entreprise.
Le lendemain, pourtant, Jordan est là. À 7 heures.
Ce stage va rapidement devenir bien plus qu’une première expérience professionnelle. Il devient le terrain où il va mesurer ce dont il est capable.
Dès le départ, il décide de donner le meilleur de lui-même. Les journées sont longues. Il arrive que le travail se poursuive jusqu’à 22 heures, voire 23 heures. Au fil du temps, ces heures supplémentaires deviennent pour lui autant d’occasions d’apprendre.
Lorsqu’il remarque que l’atelier manque parfois de personnel, il choisit de rester alors que d’autres stagiaires peuvent rentrer. Il aide ses supérieurs à terminer les commandes et participe même à plusieurs veillées de production, notamment lors d’une importante campagne d’impression pour CELTIS.
Puis vient une journée qui change sa perception de ses propres capacités.
Son supérieur est absent pour raison de santé. Jordan doit alors prendre en charge les commandes de l’atelier.
Il pilote simultanément quatre à cinq machines d’impression, gère les commandes et organise le travail.
Ce n’est pas simple. Mais il fait face.
En rentrant chez lui, une question lui vient naturellement :
« Est-ce que c’est vraiment moi qui ai fait tout ça ? »
Pour Jordan, cette journée devient la preuve qu’il peut assumer des responsabilités qu’il ne pensait peut-être pas encore pouvoir prendre.
À la fin de son stage, en décembre, il choisit de continuer avec l’équipe jusqu’à la fin de l’année. L’année suivante, alors qu’un besoin de personnel se présente à nouveau dans l’atelier, il revient.
Il connaît déjà l’environnement. Il a déjà montré son engagement. Il sait aussi ce qu’il veut : travailler au sein de cette équipe.
Son travail finit par parler pour lui.
M. Fred, le dirigeant de l’entreprise, le convoque dans son bureau, le félicite pour les efforts accomplis et lui propose de rejoindre définitivement l’équipe.
Son premier stage devient ainsi son premier emploi.
Aujourd’hui, Jordan travaille toujours chez FredSympoz, où il intervient comme imprimeur grand format, tout en mettant ses compétences de graphiste à contribution lorsque cela est nécessaire. Il participe à la préparation et à la réalisation des impressions et cherche désormais à mieux maîtriser l’ensemble de la chaîne graphique, de la conception d’un visuel jusqu’à sa production finale.
Son parcours professionnel s’est également enrichi de projets qui lui permettent de mesurer le chemin parcouru. Il a notamment participé à la production de supports imprimés pour des campagnes d’envergure, dont celle de CELTIS.
Il continue parallèlement à développer ses compétences en graphisme, en branding et en identité visuelle afin de pouvoir accompagner les entreprises dans la création de supports de communication efficaces.
Il a également participé à un challenge de création visuelle autour de la nouvelle canette de La Béninoise, organisé par Mme Odette Savi. Il n’a pas remporté le challenge, mais garde de cette expérience la fierté d’avoir proposé son travail et d’avoir continué à se confronter à de nouveaux exercices créatifs.
Pour autant, Jordan ne considère pas son histoire comme achevée.
Il le dit lui-même : il n’a pas encore atteint tous ses objectifs de départ. Mais aujourd’hui, il travaille dans le domaine qu’il a découvert presque par hasard, il continue d’apprendre et surtout, il croit en sa capacité à aller plus loin.
« Je n'ai pas encore atteint mes objectifs de départ mais j'ai confiance en moi que j'arriverai. »
C’est peut-être là que se trouve le véritable changement.
Avant l’EIG, Jordan cherchait encore sa voie. Une affiche avait éveillé sa curiosité, mais il ne savait pas encore où cette curiosité pouvait le conduire. Il ne connaissait presque rien au graphisme et craignait de ne pas trouver d’emploi à l’issue de sa formation.
Aujourd’hui, cette curiosité est devenue un métier. Son stage est devenu un emploi. Et ses premières compétences continuent de s’élargir à travers l’impression, le graphisme, le branding et l’identité visuelle.
Lorsqu’il imagine ce que serait son parcours sans l’EIG, Jordan ne prétend pas qu’il n’aurait jamais réussi. Il pense simplement qu’il aurait probablement fallu beaucoup plus de temps pour trouver sa voie.
« L’EIG m'a permis de la trouver plus tôt, de croire en mes capacités et de transformer une simple curiosité en une véritable carrière. »
Son histoire rappelle alors une chose simple : on n’a pas toujours besoin de connaître sa destination pour commencer. Parfois, il suffit d’être suffisamment curieux pour s’arrêter devant une affiche, suffisamment audacieux pour chercher à comprendre comment elle a été créée, puis suffisamment déterminé pour faire le premier pas.
Jordan avait une question.
Il en a fait un métier.
Aujourd’hui, il continue d’avancer, avec la même envie d’apprendre et la conviction que les opportunités ne valent que si l’on ose les saisir.
Tout commence par une décision.

« L’EIG m'a permis de la trouver plus tôt, de croire en mes capacités et de transformer une simple curiosité en une véritable carrière. » Son histoire rappelle alors une chose simple : on n’a pas toujours besoin de connaître sa destination pour commencer. Parfois, il suffit d’être suffisamment curieux pour s’arrêter devant une affiche, suffisamment audacieux pour chercher à comprendre comment elle a été créée, puis suffisamment déterminé pour faire le premier pas.

Jordan KPANOU

Alumni EIG — Promotion 2023

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